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vendredi 20 juin 2014

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De temps qui pase en temps qui passe..

Réfractaire au changement… C’est une phrase que j’ai pris dans les dents en 2010, lors de ma dernière année de BTS. De la part d’une Assistante RH qui ne supportait pas que je lui tienne tête, en lui disant que ses changements, j’en voulais pas. A l’époque je l’ai détestée, maudite sur 10 générations, mais en fait elle avait raison… Bon les changements en question étaient vraiment nuls, mais sur le fond, c’est vrai, je n’aime pas le changement.



Disons que c’est encore plus « global » que ça. J’ai peur du temps qui passe. Et les changements sont là pour te rappeler que le temps passe.  Et puis grandir, faire des choix, ça fait peur non ? Choisir son orientation après le lycée, la fac… Il y a quelques années j’étais ultra stressée angoissée pour tout. Depuis, j’ai appris à maîtriser un peu mieux ces aspects de ma personnalité. Je me suis rendue compte que ça me gâchait la vie, alors je me suis secouée, et j’ai décidé de changer. Non sans mal.

Après le lycée, j’ai décidé d’aller en fac de langues. Gros échec soldé par un retour chez papa et maman et le début d’une –courte, heureusement - carrière chez Mcdo… Manquant déjà d’assurance, j’ai vécu ça comme un bel échec. Petit à petit, je pense que j’ai développé mon caractère, j’ai appris à gérer mon stress, mais ma peur du changement ça je ne l’ai jamais dominée. Et je ne la domine toujours pas aujourd’hui, comme un fond de stress endormi qui ne demande qu'à refaire surface...



Petit à petit au cours de cette période de ma vie, l’envie de réussir et la tentation de me cantonner dans mon petit confort facile se sont affrontées. Et c’est encore la même chose aujourd’hui.

A l’époque, je n’ai jamais cessé de postuler ailleurs, pour me sortir du Mcdo. J’avais même dégoté un deuxième boulot en tant qu’Assistante d’éducation dans un coupe gorge – mais ceci est une autre histoire. Quand on m’a contactée pour ma reprise d’étude suite à ma candidature, j’ai foncé, je suis allée passer les entretiens, pleine d’espoir et de conviction. Mais quand est venu le moment de réfléchir aux changements qui m’attendaient, j’ai paniqué. Et s’il n’y avait pas eu ma famille, peut être que j’aurais choisi la solution de facilité et qu’aujourd’hui je serai hôtesse d’accueil dans un petit hôtel de cette ville paumée où j’ai vécu…



Or non, pour rendre fiers mes parents, je me suis mis un coup de pied au cul, j’ai assumé. Je me suis installée seule, dans une petite chambre d’un foyer de jeunes travailleurs. Et je me suis forcée à aller vers les gens. Et ces deux années ont été parmi les meilleures de ma vie. J’ai passé et obtenu mon BTS, j’ai rencontré plein de personnes qui comptent, dont mon chéri. C’est à la fin de cette période que la RH m’a balancé sa phrase.


Est ensuite arrivée la période de recherche d’emploi, l’installation avec mon chéri… tout un tas de changements dans lesquels j’ai plongé tête baissée sans me poser de question. Ce n’était qu’une suite logique, une légère variation, qui ne perturbait pas mes repères. Et puis cette période calme est posée est devenue morose, professionnellement. Relations difficiles avec certains collègues, ambiance difficile parfois, ennui, puis redressement judiciaire. Sur les 3 années passées là-bas, j’ai dû en passer deux à chercher ailleurs… Tant que ce n’était pas trop concret, j’étais motivée. Je me suis déplacée pour passer les entretiens. J’ai tout donné. Et puis il y a eu CET entretien. Celui qui a tout changé. En deux jours, j’ai passé l’entretien, appris que j’étais retenue, et en une semaine, j’ai dû organiser mon départ, l’annoncer à tout le monde. Il m’est arrivé de penser quelques fois, surtout quand mon chéri me manque, ou quand mes parents ou mes amis me manquent, que ça aurait été plus simple si ça n’avait pas marché, si j’étais restée. Mais après deux semaines de stress intense, je suis partie.



Aujourd’hui je réalise que j’ai bien fait, que même si c’est dur, ce n’est que pour du mieux. Et chaque jour qui passe me conforte dans cette idée. Chaque jour qui passe me rapproche de celui où je vais signer mon CDI ; du jour où mon chéri va enfin venir me rejoindre.



Ça ne m’aide pas à accepter le changement, à accepter que les chewing gum en ruban avec lesquels j’ai appris à faire les bulles n’aient plus le même goût, comme le Canada Dry d’ailleurs, ou que les glaces Haagen Dazs au sirop d'érable qu'on adorait manger avec ma maman n'existent plus... 
Mais ce changement-là, je l’aime bien.

Et sur cette note positive je vous fais partager la chanson qui me donne du peps en ce moment =) Bisous !


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On papote ? =)